Introduction

Le marché des logiciels de travail collaboratif devrait réaliser 7,5 milliards de dollars de CA en 2006 (Source IDC). Plusieurs centaines d'éditeurs se partagent le gâteau, IBM et Microsoft en tête.
La notion de travail collaboratif (Groupware) a été introduite en 1978 par Peter et Tudy Johnson-Lenz pour désigner des produits technologiques visant à être utilisés par un groupe d'individus. Les deux auteurs définissent ainsi : Processus de travail en groupe visant un objectif précis et logiciels conçus pour faciliter ce travail en groupe”

Les recherches sur le travail collaboratif basé sur ordinateur se sont développées dans les années 84 aux États-Unis avec notamment le financement par l'ACM du Congrès principal « Conference on Computer Supported Cooperative Work » .
En Europe, les recherches se sont développées très tôt dans les pays scandinaves. Les travaux menés par ces équipes sont beaucoup moins centrés sur l'avance technologique que sur l'étude du problème social.

Travail collaboratif - GroupwareOn pourrait considérer le projet « Intermedia » comme l'ancêtre des plates-formes de travail collaboratif. Développé en 85 à l'IRIS (Institute of Research in Information and Scholarship) à Brown University, le principal objectif d' Intermedia est la production collective de support de cours. Il a été utilisé dans différentes disciplines : cursus en anglais, en biologie, anthropologie, sciences politiques, et avec des élèves de différents niveaux (premières années d'université, séminaires de doctorat).
Chaque étudiant et professeur du réseau Intermedia a la possibilité d'ajouter des documents texte, image, son, de créer des liens référentiels entre ces données. Chaque participant apporte donc une analyse et ou un commentaire qui peut être différent tout en apportant de nouvelles idées. Ce qui fait d'Intermedia un outil intéressant en terme de capitalisation des savoirs et confrontation des idées.

De nombreux aspects positifs ont été relevés dans les expériences menées avec Intermedia :
  • Complémentarité des connaissances dans la qualité des produits obtenus.
  • Favorise les approches interdisciplinaires d'un sujet.
  • Favorise la coopération entre des personnes de statuts différents (élèves de différents niveaux, profs/élèves).
D'autres évaluations qualitatives notent que :
  • l'anonymat permet de neutraliser les différences de statut.
  • le dispositif facilite surtout les réunions de grands groupes difficiles à gérer.
  • il permet une efficacité beaucoup plus grande : un gain de temps de 50% par rapport aux réunions classiques.